mercredi 22 novembre 2017

Monnaie frappée et joues roses.



 Flap flap croaw, 
Croaw ce que tu voudras. 
Et bien l'bonjoir.

Infatigable, indubitablement intuitive, puis, inaudible inertie, et merde, divagation et perdition ne font que nous divertir, alors qu'il nous faudrait sans cesse avancer. 
Marche ou crève, c'est bien beau, mais qui marchera, crèvera tôt ou tard; rien n'échappe à un destin naturellement scellé, alors pourquoi vouloir se débattre pour rien, nourrir des causes perdues ? Pourquoi rire ? Si nous finissons tous par canner, à quoi bon ? Mais justement, je pense que c'est cette "dead-line" qui rajoute (à l'instar de thym dans une popote) du goût à la vie.
 Demandez-vous même à Rousseau ! Pour bien vivre, il faut de l'eau fraîche, l'air de la montagne et... de l'opium -tiens j'avais oublié ça moi-. 

Luttons, luttez; nus ou dans la boue, debout dans la rue, ou assis derrière vos écrans. Qu'importe. 

Cependant, allons-y mollo sur les fourches et les pelles -euh c'est pas les bons outils-, pas la peine de les hisser... je ne compte pas parler de la lutte dans le sens gaucho. J'avoue plutôt parler de la lutte morale. De chasser durablement nos mourrons, et pas en s'engrossant de chocolat -non, chère frangine, tu n'expliqueras pas ton problème d'obésité à cause de ça-. 

Considérons la suite, aussi simplement que ce qu'il en est, c'est dire, pas grand chose (et en entendant le NOUS au sens vaste du nous). Parfois pour survivre à nos lacunes morales, nous sommes entre autres amenés (implicitement ou explicitement) à consommer pour nous soulager, ou en tout cas assouvir un besoin primordial d'acquisition. C'est normal, obtenir quelque chose nous procure de la satisfaction. Le truc qui cloche, c'est que plus cela allait, moins nous ne pouvons "acquérir" les biens secondaires de la vie (même si pour certains s'acheter un Iphone passe avant nourrir ses gosses "mdr"). Par la même, donc, le peuple somatise, le sang bout; et malgré que le merdier ambiant ne soit en aucun cas différent de d'habitude, la population active décide de se réveiller (c'est ce qu'on appelle un éclair de lucidité).

Figurez-vous, que cette jeune rancœur croissante, a dû se ressentir lors des manifs de Septembre dernier, qui ont peut-être su faire croître (pas longtemps) une crainte dans l'esprit de nos têtes couronnées : "Et si les français ne consommaient pas assez, ou plus assez, on les entend gueuler sans cesse, depuis peu." 

  Sorti de nulle part (un peu comme les annuaires de beaucoup des membres du gouvernement à ce moment-là), donc, arrive cet amendement qui entendrait éxonérer 80% des français de leurs taxes d'habitation, sur 3 ans -d'ici 2020 quoi-. Le principe est simple, ces 80% sont tirés d'un "barème" aux multiples facettes : critère d'âge, de situation conjugale, de situation professionnelle, de revenus annuels... etc etc. (Ces infos-là, se trouvent sur les sites web du gouvernement et du sénat françooois) 

Je ne suis pas économe de profession, mais dans la situation actuelle de notre belle France, faire un truc pareil, reviendrait ,écono-objectivement parlant, à se tirer au bazooka dans les chevilles. Ou alors à prévoir un contrecoup bien violent, allez-savoir. 
Ce petit bidouillage s'explique facilement, voire même se compare à mon goût à une dévaluation interne de sa monnaie. 
Dans la pratique, ce procédé est devenu un peu complexe. En effet, depuis que la France fait part entière de la Mondialisation, de l'U.E, et encore plus particulièrement de la Zone -si si- Euro, il est impossible à l'Etat français de dévaluer (de lui-même) sa monnaie. Dévaluer, pour les nazes -donc en simplifiant beaucoup-, cela revient à permettre à la monnaie ciblée de perdre de sa valeur actuelle (rapport Rareté = Valeur) face aux autres monnaies : l'importation coûtera plus cher, l'exportation sera cependant boostée, puisque dans l'exemple de marchandises, elles coûteront moins cher à s'acheter avec une autre monnaie (actuellement acheter VERS l'Europe coûte cher). On peut dévaluer une monnaie par le biais d'en créer davantage -de cette monnaie, suivez bon sang-, ou bien directement d'en modifier la valeur sur les cours de l'échange des monnaies. Vous voyez comment dans notre système-Monde se planter est si aisé, si une économie nationale ne tient plus le choc, il faut attendre l'accord des autorités monétaires qui "gèrent" ce schmilblick pour pouvoir agir. On sait tous comment la Grèce s'est vautrée ? Bon bah voilà. 
 Si l'on s'intéresse à l'histoire économique mondiale, les dévaluations monétaires, ce ne sont pas les actes monétaires les plus courants -on préfèrera l'embargo-, elles étaient risquées (inflation) et n'étaient utilisées qu'après des grands crash pétroliers ou monétaires, bref des troubles économiques mondiaux; mais en France, on a jamais eu besoin de tout ça pour dévaluer notre monnaie et presque à chaque fois, nos dévaluations se sont traduites par des échecs, dans le sens où l'inflation ou les plans de rigueur en ont toujours été le résultat.  il faut comprendre que l'économie c'est comme un arbre, si les racines (les gouvernements, les bourses, les banques) sont malades, et bien le ramage de l'arbre et son écorce (l'économie de quartier, les "petits porte-feuilles", un peu vous et moi) subissent aussi la maladie, sans avoir rien demandé, mais on refera pas la Nature, hein.  . 

Bref, revenons-en à nos mourrons, le gouvernement Macron décide donc de pallier à la relance économique en nous soulageant, non pas de troubles moraux, mais de taxes d'habitation (si ça se fait). Reste à voir si cette décision forte singulière agisse positivement sur notre économie nationale... Auquel cas, si cela ne se passe pas bien... Nous n'aurons qu'à aller nous faire voir chez les Grecs.



Ironique fatalité, n'est-ce-pas ?